RETOURS SUR L’EDITION 2010 : LES QUESTIONS TOUJOURS EN SUSPENS EN 2011
Le Moyen-Orient au cœur de l’agenda
Très attendus par les observateurs, notamment après l’édition 2009 qui a réuni Tzipi Livini et une importante délégation palestinienne, les débats portant sur la question du Moyen Orient ont été parmi les plus suivis du forum MEDays 2010. Les intervenants les plus représentatifs et les plus concernés par les évolutions difficiles d'un processus de paix que l'on peut considérer comme suspendu ont partagé leurs vues depuis la tribune du MEDays. A différents niveaux les Etats unis, l'Union européenne, la Palestine, le Maroc, Israël, l'Egypte, la Hongrie, la société civile méditerranéenne, le monde de la recherche et des représentants religieux, les journalistes les plus experts ont engagé des débats à la hauteur de l'enjeu pour la paix dans la région. Lors de ces débats, la diplomatie palestinienne représentée par Saeb Erakat, a présenté pour la première fois sa stratégie de négociation pour aboutir à la création d’un Etat palestinien ayant pour capitale Jérusalem Est, avant la fin de l’année 2011.

Une nouvelle orientation Sud-Sud
L’Institut Amadeus, à travers le Forum MEDays depuis sa première édition en 2008, a toujours voulu offrir une plate-forme de promotion de la coopération Sud-Sud. Qu’elle soit traitée dans le cadre de l’UPM, du partenariat euro-africain, ou dans le cadre d’un partenariat tricontinental (Afrique, Asie et Amérique latine), la coopération Sud-Sud représente un facteur indéniable de croissance économique pour les pays émergents ou les pays en développement. L’ambition du Forum 2010 était de permettre de confronter et de comparer les différents modèles de développement en prenant en considération les spécificités régionales afin de pouvoir mettre en lumière les similarités ou les complémentarités possibles. Ce partage d’expériences inédit dans la cadre d’une conférence internationale non gouvernementale, a permis de mettre en lumière différents cadres ou potentialités de coopération entre les pays du Sud.

Négociation climatique et soutien aux travaux du GIEC
Le Dr. Rajendra Kumar Pachauri, président du panel intergouvernemental d'experts pour le changement climatique (GIEC), prix Nobel de la paix 2007 ( avec AL Gore), a fait l'honneur à l‘Institut Amadeus d'un déplacement à Tanger. Après une année 2010 pendant laquelle des tentatives ont été commises pour diminuer la valeur scientifique des travaux du GIEC ou l'intégrité morale de son président, l'institut Amadeus a choisi de lui remettre le prix MEDays 2010 du développement durable et de l'environnement pour signifier son soutien à cette institution, à la conclusion de ses travaux (et notamment l'impact de l'homme sur le réchauffement climatique établit avec 90% de certitude en 2007) et à son président.
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Les dangers de l’austérité
Les questions économiques ont toujours occupé une place de choix au sein des discussions des MEDays. Depuis ses débuts, le Forum s’est attaché à replacer le Sud au sein des débats sur la gouvernance économique mondiale. Les dangers de l’austérité font partis des principales inquiétudes exprimées. L’endettement excessif dans les pays développés a mené aujourd’hui à une course à la réduction des déficits publics. La consolidation fiscale parait désormais un préalable essentiel à la croissance. Les experts ont mis en avant l’importance de renouer avec des situations budgétaires plus soutenables, sans mettre en danger les perspectives de croissance.
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